🕹️Psst : flèches du clavier pour piloter le vaisseau, espace pour tirer.
01 — Préface

Essor numérique, c'est :

Un studio de jeu vidéo s'installe dans la classe. Pendant 10 ateliers, les élèves ne jouent pas à un jeu — ils en fabriquent un.

Recrutés par un jeune studio indépendant montréalais, les élèves répondent à un véritable appel d'offres lancé par une grande organisation internationale, et transforment un sujet sérieux en jeu sérieux.

La programmation ne pèse qu'environ 20 % du projet. Le reste, c'est de la recherche, de la création, des choix à faire, des problèmes à résoudre et beaucoup de collaboration numérique. Les élèves s'appuient sur des outils numériques professionnels et l'intelligence artificielle pour donner vie à leurs idées.

On ne vise pas un jeu fini : on vise un prototype Scratch qui prouve une idée, exactement comme dans la vraie vie, où l'on vend d'abord une vision avant de la construire.

Au bout du parcours, chaque équipe défend son prototype devant un jury, dans l'esprit de « Dans l'œil du dragon ».

Essor numérique, c'est apprendre à créer avec le numérique plutôt qu'à simplement le consommer.

La Situation d'Évaluation et d'Apprentissage

Les deux appels d'offres — le cœur du programme. Choisir un appel d'offres (ONU ou OMS), s'approprier le sujet, écrire un scénario, créer les personnages et les décors, puis prototyper le jeu dans Scratch et le présenter. On y travaille la recherche, la vulgarisation, la narration, la pensée informatique et la prise de parole.

Casque bleu
Casque bleu II
Casque bleu III
🌐 Mission ONU
Ukrajenia
Crise humanitaire fictive — Europe centrale
Une région d'Europe centrale sombre dans le conflit. Des milliers de civils sont déplacés, les hôpitaux et les écoles tombent. L'ONU et la Croix-Rouge interviennent. Votre studio doit en faire un jeu — et donner à comprendre, de l'intérieur, ce que veut dire « aider quand tout s'effondre ».

Trois équipes à incarner, trois manières d'agir : la logistique humanitaire, les soins d'urgence, la négociation. Chaque décision pèse sur la survie des civils.
Médecin OMS
Médecin OMS II
Épidémiologiste
🦠 Mission OMS
Les oies de la Grosse-Île
Crise sanitaire fictive — fleuve Saint-Laurent
Près de Grosse-Île, ancien lieu de quarantaine, toute la région prépare son festival du retour des oies blanches. Et soudain, un mal foudroyant se répand. Votre studio doit transformer cette crise sanitaire en jeu : comprendre, enquêter, vérifier, vulgariser.

Trois équipes, trois angles pour stopper l'épidémie : la santé publique, le laboratoire, le scientifique autodidacte qui ne s'en laisse pas conter.
Les chiffres clés
95%
des élèves utilisent déjà l'IA à la maison
Laisser l'IA hors de la classe, c'est la laisser sans contre-pouvoir.
7
objectifs pédagogiques visés
Pensée critique, autonomie, collaboration numérique et bien plus.
12
dimensions des compétences numériques
Cadre de référence du Québec — un programme axé sur la littératie numérique, en contexte réel.
Pourquoi intégrer l'IA en classe ?

La quasi-totalité des jeunes utilisent déjà des IA génératives en dehors de l'école ; une minorité seulement y a accès dans un cadre encadré et expliqué. Laisser l'IA hors de la classe, c'est la laisser sans contre-pouvoir.

Faut-il pour autant tout autoriser ? Non. Des lignes rouges restent non négociables : vigilance sur les faux documents, refus de sous-traiter la correction à des systèmes opaques, protection des données des élèves. Mais ces interdits ciblés ne justifient pas une abstinence générale.

Une voie médiane existe, plus exigeante : faire de l'IA un objet d'étude à part entière. La faire travailler en classe pour montrer comment elle invente des références, uniformise les styles, efface certaines voix ; comparer ses réponses à celles des élèves ou des manuels ; et bâtir des chartes d'usage qui distinguent l'usage légitime de la triche.

Source : « Laisser l'IA hors de la classe, c'est la laisser sans contre-pouvoir. » — Le Monde

Les 7 objectifs pédagogiques
01
Développer la pensée critique : sources, désinformation, deepfakes.
02
Apprivoiser l'échec comme moteur d'apprentissage.
03
Manipuler de vrais outils numériques en mode « bac à sable ».
04
Comprendre le rôle d'institutions internationales (ONU, OMS).
05
S'approprier un sujet complexe puis le vulgariser pour le rendre jouable.
06
Développer les 12 dimensions de la compétence numérique du Québec.
07
Toucher l'ingénierie électrique, la fabrication et la biotechnologie.
Les 12 dimensions de la compétence numérique
01
Agir en citoyen éthique — droits, vie privée, cybercitoyenneté.
02
Habiletés technologiques — iPad, Scratch, applications pro.
03
Exploiter le numérique — apprendre avec et par le numérique.
04
Culture informationnelle — recherche, vérification, sources.
05
Collaboration — travail en équipe, rôles, co-construction.
06
Communication — présentation, vulgarisation du prototype.
07
Production de contenu — personnages, décors, synopsis, Scratch.
08
Inclusion numérique — accessibilité, outils gratuits.
09
Autonomie — droit à l'erreur, persévérance.
10
Résolution de problèmes — débogage, ajustements.
11
Esprit critique — IA, deepfakes, désinformation.
12
Innovation et créativité — design de jeu, narration originale.

📄 Télécharger le Cadre de référence de la compétence numérique (PDF) ↗

Pourquoi l'ONU et l'OMS ? Pourquoi un vrai appel d'offres ?

Pourquoi ces deux institutions

L'ONU et l'OMS sont au cœur de l'actualité, essentielles au bien-être mondial — et pourtant méconnues, souvent attaquées, régulièrement visées par la désinformation. Plutôt que d'imposer un discours, Essor numérique donne aux élèves des clés de lecture pour se forger leur propre opinion. C'est de la cybercitoyenneté en acte : apprendre à démêler le vrai du faux, à questionner les intox, à comprendre avant de juger.

Ce choix pédagogique repose sur une conviction simple : les vraies thématiques développent de vraies réflexions. En confrontant les élèves à des enjeux réels et actuels, l'atelier vise à dépasser une approche théorique ou abstraite du numérique pour l'ancrer dans le monde tel qu'il est.

On protège mieux ce que l'on connaît. Comprendre le rôle et les limites d'institutions bienveillantes, c'est aussi apprendre à les défendre, sans adhésion aveugle ni rejet simpliste.

Pourquoi un véritable appel d'offres

Parce que c'est avec de vrais outils qu'on développe de vrais réflexes. Un vrai texte, une vraie mise en contexte : d'un côté on évite le syndrome de la page blanche, de l'autre on acquiert des compétences de communication utiles pour tout le parcours scolaire et bien au-delà : savoir vendre un projet.

Et comme dans la vraie vie : lors d'un appel d'offres, on ne présente jamais un produit fini, mais une intention, une vision, une possibilité. Le prototype suffit à défendre l'idée.

En classe, ça ressemble à ça.
Atelier Élèves iPad Scratch
Ateliers Essor Numérique · École Lucien-Guilbault · Hiver 2026
Ce que disent les enseignants
« L'animateur, qualifié, engagé, dynamique. Le matériel fourni est également aidant. »
Enseignant
Le Vitrail · Montréal
« Stéphane a été très flexible : il a su diviser les activités selon les besoins des élèves et utiliser les méthodes pédagogiques demandées. Sa collaboration nous a permis de participer pleinement aux séances. »
Enseignante
Lucien-Guilbault · Montréal
« Tout va bien ! »
Enseignante
Saint-Maxime · Laval
Ce que disent les élèves
« Le code, c'est vraiment là que j'ai le plus appris. »
Élève
Saint-Maxime · Laval
« J'ai aimé inventer et dessiner le jeu, ainsi que faire le code. »
Élève
Saint-Maxime · Laval
« On a aimé le moment de codage, les iPads et le travail en équipe. »
Élèves
Le Vitrail · Montréal
Ils utilisent déjà l'IA.
Nous leur apprenons à penser avec.
02 — Déroulement

Dix séances pour passer de l'idée
au prototype qu'on défend devant un jury.

✦ Posture

✦ Principe

03 — Outils & Matériel

Les outils du studio.

iPad, Scratch, intelligences artificielles multiples, Procreate, Makey-Makey — les mêmes outils que les pros.

Ce qu'on apporte dans chaque école

iPad

La tablette numérique, outil central des ateliers : recherche, création, captures, documents collaboratifs et programmation. Tout le pipeline d'un studio dans un seul appareil.

Apple Pencil

Le stylet numérique : dessiner les personnages, les décors et les interfaces comme les artistes des vrais studios — trait, pression, calques.

Makey-Makey

Le kit d'ingénierie électrique : circuits, conductivité, pinces crocodiles — pour transformer n'importe quel objet du quotidien en manette branchée sur Scratch.

Les applications du studio
Scratch
Programmation par blocs — le moteur du prototype de jeu.
Procreate
Dessin professionnel des sprites, personnages et décors.
Freeform
Tableau collaboratif — brainstorming, moodboard et détourage d'image.
Sketchbook
Croquis et concept arts, du premier gribouillis à l'idée qui tient debout.
Gestionnaire de mots de passe
Initiation à la cyber-citoyenneté et à la sécurité.
DuckDuckGo
Navigateur internet et moteurs de recherche alternatifs.
La diversité des intelligences artificielles

Il n'existe pas une intelligence artificielle, mais des intelligences artificielles. Derrière chaque outil se cachent des entreprises, des cultures, des priorités et des choix technologiques différents. Choisir son IA, c'est déjà exercer son jugement numérique et développer sa cybercitoyenneté.

En classe, on en fait l'expérience : on compare les réponses d'un modèle à l'autre et l'on constate rapidement qu'elles divergent. Derrière chaque modèle se cachent des choix technologiques, des priorités et parfois même des perspectives différentes. Comprendre cette diversité, c'est développer son esprit critique et apprendre à utiliser l'IA avec discernement.

🇺🇸
Américaines
Les géants de la Silicon Valley
🇨🇳
Chinoises
Puissantes et souvent open source
🇪🇺
Européennes
Souveraineté et RGPD
🔒
Confidentialité
Protéger ses données et ses idées
Les IA américaines utilisées en atelier
ChatGPT — OpenAI
La plus connue. Polyvalente et multimodale ; sa version gratuite peut utiliser les conversations pour l'entraînement.
Claude — Anthropic
Réputée pour la nuance et la sécurité ; conçue par une entreprise centrée sur l'IA responsable.
Gemini — Google
Intégrée à tout l'écosystème Google. Puissante, mais nourrie par un géant de la publicité.
Perplexity
Moteur de réponses qui cite ses sources — parfait pour travailler la vérification de l'information.

À retenir : écosystèmes géants, modèles très performants — et des données hébergées aux États-Unis, sous des lois différentes des nôtres.

Les IA chinoises utilisées en atelier
DeepSeek
A surpris le monde entier : performances de pointe à coût réduit, modèle ouvert.
Qwen — Alibaba
Famille de modèles open source parmi les plus téléchargés au monde.

À retenir : souvent gratuites et ouvertes, mais certains sujets sensibles y sont filtrés — un cas d'école parfait pour comparer les réponses et exercer son esprit critique.

Les IA européennes utilisées en atelier
Mistral Vibe — Mistral AI (France)
L'assistant français (anciennement « Le Chat »). Rapide, performant, pensé en français d'abord.
Lumo — Proton (Suisse)
Assistant chiffré de bout en bout, par les créateurs de Proton Mail.

À retenir : encadrées par le RGPD et l'AI Act — la protection des données n'est pas une option, c'est la loi.

Et la confidentialité ?
Confer — États-Unis
IA privée pour institutions, sans collecte de données.

En classe : comptes dédiés, gestionnaire de mots de passe, et un réflexe — se demander où vont ses données avant de taper. IA comparées durant les ateliers : ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity, DeepSeek, Qwen, Mistral Vibe, Lumo, Confer.

Posture critique face aux outils

Un outil puissant n'est pas un outil neutre. On apprend à l'utiliser avec efficacité, mais aussi avec esprit critique.

🌱 Éco-responsabilité

L'intelligence artificielle n'existe pas dans un nuage magique. Elle repose sur des centres de données, des infrastructures énergétiques et des puces dont la fabrication consomme d'importantes quantités d'eau et de matières premières.

Les élèves découvrent que chaque requête possède un coût réel et réfléchissent aux impacts environnementaux du numérique.

On ne génère pas plus. On génère mieux.

🛡️ Cyber-citoyenneté et biais

Une IA reproduit les biais de ses données et peut inventer des références (« halluciner »). Ce qu'un élève peut fabriquer de crédible, d'autres peuvent le fabriquer pour manipuler.

Savoir lire un contenu, douter, vérifier : c'est le cœur de la cyber-citoyenneté.

⚠️ Créer plus n'est pas toujours créer mieux

Produire en grande quantité sans intention claire ni relecture, c'est fabriquer du « slop » : un contenu générique, répétitif et sans réelle valeur. Les élèves apprennent à éviter ce piège et découvrent les limites des versions gratuites des modèles d'IA.

Une bonne question vaut souvent mieux qu'une centaine de générations automatiques.

🔍 Privilégier la recherche

Une réponse n'est pas une recherche. Obtenir une réponse est facile ; comprendre un sujet est plus exigeant : consulter les sources, vérifier les faits, comparer, exercer son jugement.

Comme un bâton de marche lors d'une randonnée, l'IA aide à avancer — mais c'est toujours l'humain qui choisit le parcours.

L'objectif n'est pas de chercher moins, mais de chercher mieux.

04 — Écoles

Session 2026 : Essor numérique
à l'épreuve du terrain.

Quatre écoles, quatre réalités. Le programme s'adapte aux écoles, et non l'inverse. Cliquez sur une école pour ouvrir sa fiche descriptive.

05 — Impact

Ce que les chiffres disent.

7 enseignants, 79 élèves, 4 écoles. Une analyse rigoureuse — filtrez par école, et par genre pour les élèves.

École
Élèves
✦ Note méthodologique
Échelle d'accord : 1 à 5. Satisfaction et note globale : 1 à 10. Aucune donnée élève pour Lucien-Guilbault : le questionnaire n'existait pas encore lors de leur session.
Ce qu'ils ont le plus aimé — le tableau des arrivées — dans leurs mots.
VERBATIMS ÉLÈVES · PRINTEMPS 2026
Méthode

En toute transparence :
on ouvre la boîte noire des indicateurs.

Comment les réponses des élèves et des enseignants sont transformées en données, puis en indicateurs mesurables.

Ce que nous mesurons

Notre démarche repose sur trois niveaux complémentaires :

1Implémentation
  • Clarté des consignes
  • Accessibilité des activités
  • Adaptation en temps réel
2Expérience enseignant
  • Intégration dans la progression pédagogique
  • Pertinence des activités
  • Qualité du soutien
3Effets observés sur les élèves
  • Engagement dans la durée
  • Autonomie et prise d'initiative
  • Persévérance face à la difficulté
  • Développement de la pensée critique numérique
Structure du questionnaire
1 Profil du groupe 2 Expérience avec le programme 3 Déroulement des ateliers 4 Impact observé sur les élèves 5 Développement des compétences numériques 6 Satisfaction 7 Blocs spécifiques / profil de classe

Pourquoi ces questionnaires

Deux regards complémentaires : les enseignants, qui observent le groupe sur la durée, et les élèves, qui vivent les ateliers de l'intérieur. Les questions ne sont pas posées au hasard : elles couvrent l'expérience, l'accessibilité, l'engagement, la confiance, les compétences numériques et le transfert au-delà des ateliers — autant de dimensions qu'on veut pouvoir suivre d'une école à l'autre.

L'échelle de notation, simplement

La plupart des questions utilisent une échelle d'accord de 1 (pas du tout d'accord) à 5 (tout à fait d'accord). Deux questions clés, la satisfaction et la note globale, vont de 1 à 10.

Pour chaque thème, on fait la moyenne des réponses : un score proche de 5 (ou de 10) signale un point fort, un score plus bas pointe un axe à améliorer.

Des réponses brutes aux chiffres

Chaque réponse écrite (« tout à fait d'accord », « plutôt d'accord »…) est convertie en chiffre, puis moyennée par thème et par école. Les commentaires libres, eux, ne sont pas noyés dans des moyennes : on les lit un à un pour faire ressortir ce qui revient — ici, l'importance de l'accompagnement, et le besoin de plus de temps et d'autonomie sur la programmation.

Aucune réponse n'est inventée ni arrondie à la hausse : quand un échantillon est petit (une seule réponse pour certaines écoles), on le dit.

Ce que les chiffres ne disent pas

Une moyenne lisse les écarts. Un 7 / 10 d'une école peut cacher autant de 10 enthousiastes que de quelques 2 à comprendre.

C'est pourquoi on garde toujours les verbatims à côté des scores.

✦ À venir : amélioration 2026-2027
L'an prochain, un questionnaire pré-activité sera intégré directement dans le quiz d'introduction, sous forme ludique. On pourra ainsi mesurer le « avant / après » de chaque groupe, plutôt qu'une seule photo en fin de parcours.